En effet, l'Hôpital de La Perche était une sorte de relais pour les voyageurs ou les pèlerins avant de redescendre vers la Cerdagne ou le Conflent dans l'autre sens.
Au carrefour des trois vallées (Cerdagne, Capcir, Conflent) il y avait un "Vilar", c'est à dire un regroupement de grosses fermes. Il n'y avait pas d'église puisque la paroisse était
St Pierre, de l'autre côté du Jardo.
Il ne s'agit donc pas d'un village au sens traditionnel que l'on connaît. Le village actuel de Planès en est une bonne image.
Cité en 965 en tant que "vilar de la Perche" ou le "vilar", il apparaîtra sous le nom officiel de "Vilar d'ovansa".
En 1659, un accord entre l'Espagne et la France, va définir une frontière pyrénéenne stable. Le Traité des Pyrénées va partager la Cerdagne entre les deux pays. 33 villages seront reliés à la France, dont le Vilar d'Ovansa. Llivia, considéré par les espagnols comme ville et non comme village, restera en Espagne, dans une enclave.
Lorsque Vauban cherche le meilleur emplacement pour construire une ville-forte, il choisit le territoire du Vilar, "en ruine" d'après ses dires, en tout cas bien diminué.
Sur le Vilar, il existe déjà un moulin. On le trouve cité en 1540. Il appartient à Barthélémy BLANQUE, mais sous la seigneurie de Jean de Foix, un frère du comte de Foix.
En 1678, sur un des derniers projets de Mont-Louis, on trouve la dernière ferme du Vilar appelée "moulin du Gouverneur". Mais le projet n'aboutit pas, peut-être parce qu'il est trop ancien.
En 1686, François de Fortia, marquis de Durban, 1er Gouverneur de la Place, demande au Roi Louis XIV l'autorisation de construire un nouveau moulin pour la citadelle.
Un privilège est donné et le second moulin est bâtit en 1691 sous le nom de "Moli del Rey", moulin du Roi.
Une deuxième ferme va s'ajouter grâce aux paiements des terres prises pour l'édification de Mont-Louis.
Le terme de vilar d'Ovansa n'étant plus d'actualité, au XVIIIe, le lieu va devenir "les Moulins".